24 Heures du DTH – Quand l’endurance devient une aventure humaine
Ce week-end, notre équipage composé d’Aurélien Bayout, Julien Migran, Miguel Damour et moi-même prenait le départ des 24 Heures du DTH. Alignés en 8ᵉ position sur la grille, nous savions que le défi serait de taille. Dès les premiers tours, Aurélien s’est aperçu que notre BMW manquait de vitesse de pointe, nous faisant perdre près de deux secondes au tour face aux meilleurs.
Malgré cela, notre stratégie était claire : enchaîner deux relais d’une heure chacun sur pneus médiums pour tenir un rythme constant. Mais les ennuis ont rapidement commencé. Juste avant mon premier relais, Miguel a perdu la communication radio, rendant la coordination impossible. Et quand j’ai voulu rejoindre la session, le serveur était inaccessible. Pendant ce temps, Miguel était déjà revenu aux stands pour me passer le volant.Un passage par la direction de course a permis de résoudre le problème, mais le temps perdu nous a fait chuter au classement. Reprendre la piste de nuit, loin du peloton, a été difficile.
Julien a ensuite pris le relais dans des conditions froides, avec des pneus médiums qui ne parvenaient pas à chauffer, rendant la voiture très délicate. Toute la nuit, nous avons lutté pour trouver du rythme, naviguant entre la 12ᵉ et la 13ᵉ place.
Les soucis techniques ont continué : lors de mon deuxième relais, le son moteur avait disparu. Piloter sans repères auditifs m’a coûté de précieuses secondes par tour. J’ai dû repasser la main à Miguel pour corriger le problème.
Au petit matin, Aurélien s’est retrouvé avec une mauvaise stratégie pneus : les “hard” ne tenaient pas sur une piste encore froide. Mais avec le lever du soleil, tout s’est apaisé. La voiture s’est enfin comportée comme nous l’espérions, et nous avons pu enchaîner d’excellents relais jusqu’à la fin.
Mon dernier passage a été le plus plaisant : des tours rapides, réguliers, et le sentiment d’avoir enfin trouvé le bon rythme. Julien a bouclé la course, franchissant la ligne d’arrivée en 13ᵉ position.
Au-delà du résultat, ces 24 heures resteront avant tout une aventure humaine. S’encourager, se relayer, se soutenir en pleine nuit — c’est ce qui nous a permis d’aller au bout.
Je tiens à saluer l’organisation exemplaire de l’événement et l’esprit de camaraderie qui a régné du début à la fin.Cette édition restera pour moi le plus grand moment de simracing que j’aie vécu. Et une certitude : je serai de retour l’année prochaine.





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